Il ya 18 ans, il s’agissait de nos maux d’aujourd’hui comme les problèmes sociopolitiques et économiques, la mauvaise gouvernance entrainant des lots protestations et tout ce que nous connaissons. Il ya 18 ans, nous avions choisi d’être les spectateurs de nos déchéances d’aujourd’hui plutôt qu’acteurs. Nous étions les spectateurs parce que nous étions bonasses. Nous avions accordé une indulgence démesurée à Idriss Deby qui allait décider de nos vies. Nous avions été naïfs dans les questionnements des projets de Deby et de ses visions pour le Tchad, de ses compétences, de sa volonté et de sa sincérité à mener la politique de la bonne gouvernance. Les rares Tchadiens qui avaient voulu prévenir les actuels problèmes étaient, d’une manière ou d’une autre, simplement muselés. En fin de compte, nos choix d’hier expliquent partiellement nos malheurs d’aujourd’hui et ce n’est pas fini.
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