« L’UFCD n’a pas été créée pour combattre l’Alliance Nationale»
Lyadish Ahmed (LA) –Monsieur Houlé Djonga Djonkamla, nous sommes en octobre et les Tchadiens dans leur ensemble attendent l’attaque promise par les dirigeants de la rébellion, notamment Monsieur Timan Erdimi. L’UFCD dont vous êtes membre va-t-elle participer à cette attaque ?
Tchadactuel: Bonjour Monsieur Youssouf, pourriez-vous nous dire, ce que c’est que le CDR aujourd’hui?
Youssouf Hamid: Il est évident de dire que le CDR n’est pas celui des années 80, avec des grandes potentialités militaires humaines et matérielles. Néanmoins, le mouvement existe sous une autre forme aujourd’hui, avec un vaste réseau de militants et de sympathisants qui sont restés fidèles à la ligne du mouvement malgré les conditions très difficiles et sont déterminés à apporter leur modeste contribution au redressement de la situation nationale …
Dans une interview parue dans Notre Temps n° 271 du 03 octobre 2006, le porte- parole en France et en Europe du CNT parle des affrontements du mi- septembre entre les forces gouvernementales et le commandement unifié CNT/RaFD, de la position de la France et du Soudan, de la crise de leadership au sein du FUC.
1. Est-ce que les affrontements enclenchés depuis le 10 septembre dernier entre l’armée gouvernementale et les rebelles se poursuivent?
Tchadactuel: Monsieur le Président du RaFD, le Soudan et le Tchad ont rétablit leurs relations ; quelles sont les conséquences pour la rébellion armée de l’Est?
ERDIMI: Il est vrai qu’avant le rétablissement des relations nous avions bénéficié des appuis multiformes du gouvernement soudanais ; c’est de bonne guerre ; nous avons cru comprendre que le Tchad faisait la même chose avec la rébellion soudanaise. Depuis la normalisation des relations entre les deux pays, le Soudan respecte ses engagements.
Cette interview a été transcrite par nos soins. Vous la trouveriez, sous forme sonore, en cliquant ici.
Fidèle Moungar, bonjour!
Bonjour!
En décembre dernier, des rebelles tchadiens attaquaient brutalement Adré, dans l’est du pays. Le 13 avril dernier, ils lançaient l’assaut sur N’djamena. Beaucoup alors disaient que les jours d’Idriss Deby étaient comptés. Et puis aujourd’hui, en grande pompe, c’est son investiture. Alors est-ce que Idriss Deby ne tient pas là une fière revanche?
Au Tchad, l'opposition civile se cherche une nouvelle stratégie. Le 3 mai dernier, elle a boycotté l'élection présidentielle. Mais, depuis le 8 juin, elle est sollicitée par le président Idriss Deby Itno pour venir dialoguer en prévision des législatives de 2008. L'une des figures de la Coordination des partis pour la défense de la constitution (CPDC), l’ancien Premier ministre tchadien Jean Alingué, demande à ce que le dialogue soit ouvert à tous les acteurs politiques y compris politico-militaires.
Dans une interview accordé au web line L'intègre, Monsieur Néné EHEMIR TORNA, membre du Front uni pour le changement démocratique revient sur les évènements d’avril 2006 et la dissension au sein du FUCD .
La réalité c’est que nous avons bel et bien pris Adé, nous avons passés là quelques heures. Bon, nous attendons des renforts qui ne sont pas venus à temps. Mais nous ne sommes pas dans la ville présentement. Nous nous sommes retirés à quelques pas, disons, de la ville.
La ministre française déléguée à la Coopération, Brigitte Girardin, a rencontré vendredi 16 juin durant plus d'une heure “les partis crédibles“ de l'opposition tchadienne. Ngarléji Yorongar n'a pas été invité à cette rencontre.
Le président du FAR, un des “partis crédibles“ de l’opposition, Yorongar Ngarléji avait accordé une interview à RFI.
Le FUC du Capitaine Mahamat Nour Abdelkerim, un Tama de l’est du Tchad réputé proche du Soudan et le RaFD, des jumeaux Tom et Timan Erdimi, neveux du président Deby, et membres comme lui de l’ethnie Zaghawa, avaient précédemment tenté de fusionner sans succès. Selon les observateurs l’échec des rebelles aux portes de N’djamena a pu servir de catalyseur à cette union. Albissaty Saleh Allazam est le porte-parole du FUC. Il a été joint par Mahamat Ahmat Adamou.
RFI: Les rebelles tchadiens rassemblés au sein du RAFD, le rassemblement des forces Démocratiques, demandent l’ouverture d’un dialogue politique sous l’égide de la communauté internationale. Un dialogue qui doit permettre selon eux l’instauration d’une période de transition. On écoute les explications de Timan Erdimi, le président du RaFD
Réponse: Au niveau de N’djamena les éléments qui ont pu s’approcher de N’djamena sont totalement détruits. Il y a plus de 200 blessés, y a plusieurs morts, plus de 200 prisonniers. Donc c’est fini. Leur compte est déjà réglé ceux-là. Au niveau d’Adré il y a eu deux attaques. Les deux attaques sont repoussées à l’intérieur du Soudan. Plus de 100 et quelques morts. 150 Morts!